L'Altair 8800
Une boîte métallique vendue par correspondance, avec des interrupteurs et des diodes clignotantes, qui convainquit des milliers de gens qu'ils pouvaient posséder un ordinateur.
L'objet
L'Altair 8800, fabriqué par MITS et mis en couverture de Popular Electronics en janvier 1975, était un kit : un châssis métallique, un processeur Intel 8080, des interrupteurs en façade pour l'entrée et des LED pour la sortie. Pas de clavier, pas d'écran, presque pas de mémoire. À toute mesure pratique, il était inutile — et il changea tout.
Une boîte qui lança une industrie
L'importance de l'Altair n'était pas ce qu'il faisait mais ce qu'il prouvait : qu'un individu, et non une institution, pouvait posséder un ordinateur. Les commandes submergèrent MITS. Les amateurs qui l'achetèrent durent inventer le reste — et ils le firent. Paul Allen et Bill Gates écrivirent un interpréteur BASIC pour lui, fondant Microsoft. Le Homebrew Computer Club se forma en grande partie pour décider quoi faire de ces machines.
Pourquoi c'est important
L'Altair transforma la promesse abstraite de l'informatique personnelle en soudure, interrupteurs et adresse postale. C'est la graine physique de la révolution de l'ordinateur domestique : ni élégant, ni achevé, mais réel et à vous. Tout dans l'aile informatique personnelle de ce musée descend du moment où un amateur bascula ses interrupteurs et vit les lumières répondre.
La leçon qu'il a libérée
Un outil n'a pas besoin d'être abouti pour être révolutionnaire ; il doit être accessible. L'Altair était à peine un produit, mais c'était une autorisation. Il dit à une génération que l'ordinateur n'était plus quelque chose qu'on visitait — c'était quelque chose qu'on pouvait construire, posséder et plier à sa volonté.
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